Blog Archive

Articles de blog pour février 2011

CR à distance de la conférence USEO sur les RSE en 2011

Je n'ai pas eu la possibilité de faire le déplacement dans les locaux d'USEO, ce matin, pour assister à la conférence sur les RSE d'entreprise. Heureusement, des personnes, sur place, nous ont permis de suivre l'événement à distance et de (presque) tout savoir. emoticon_smile

Merci à @cboree @lilianmahoukou @aponcier @fbrahimi et @damiendouani pour la qualité de leur live-tweeting. Il fallait suivre le hashtag #useo
Pour rappel, sachez que USEO a sorti un tome 1 ("Réseaux sociaux : une évolution culturelle en marche") et un tome 2 ("Réseaux sociaux d'entreprise : l'entrée dans l'ère du conversationnel") sur les réseaux sociaux, respectivement en mai 2009 et janvier 2010. Vous pouvez les télécharger ici et . Pour le tome 3, c'est par ici. L'étude s'organise en trois grandes parties : Potentiel social, Analyse du marché et Intégration dans l'entreprise.
Pour ceux qui n'ont pas trop le temps, voici les idées à retenir , de la matinée, en une slide (crédit photo : Fadhila Brahimi) : 

ideesUseo.jpg

Pour les autres, voici les points essentiels évoqués ce matin (les meilleurs tweets !) :

  • Les modes d'organisation des entreprises est de plus en plus en mode "réticulaire" ;
  • Une légitimité et une crédibilité acquises des RSE à mettre au crédit des acteurs du 2.0 ;
  • De 2009 à 2010, on a pu observer un déplacement du communautaire vers l'intelligence collective ;
  • USEO distingue 3 familles d'offres : l'offre SaaS (plus mature), les "infrastructure" (approche + traditionnelle) et l'offre offre "open source" ;
  • L'interopérabilité des outils est un enjeux fort, notamment pour les DSI ;
  • Il y a deux dynamiques, indique Lilian Mahoukou : on a d'un côté ceux qui souhaitent gagner du temps (les acteurs installés), de l'autre côté ceux qui souhaitent accélérer (ce sont les nouveaux entrants) ;
  • Actuellement, comme le précise Fadhila Brahimi, "le marché est tiraillé entre les "conservateurs" qui attendent que les usages soient acquis / les "évangélistes" qui s'investissent ";
  • Les grands axes de travail des nouveaux acteurs du domaine peuvent être résumés en trois mots-clés : pédagogie, responsabilité et discernement. Et ce qui est intéressant et surtout bien, c'est que l'approche proposée porte davantage sur les usages que les technologies, comme le rappelle dans son tweet Christophe Boree ;
  • Quid des RH dans l'avènement de l'Entreprise 2.0, s'interroge Fadhila Brahimi ? Leur implication est nécessaire, au même titre que la communication ou la DSI, pour éviter les décalages, avancer sur les questions liées à la gestion des compétences, du droit au travail... Malheureusement, ils ne s'impliquent pas assez et leur vision est trop "outils".
  • Quid des données personnelles, du droit à l'oubli... en interne aussi c'est important !
  • "Sans conversation, pas de bénéfices et de management 2.0", dixit Anthony Poncier.

    En 2010, les systèmes de Q&A, les moteurs de mise en relation et les recommandations de contenus étaient à l'honneur. En 2011, les grandes tendances devraient être :

  • L'arrivée de badges à la Foursquare (site de géolocalisation) pour valoriser les contributeurs actifs et évaluer leur expertise. Mais quel impact et quels risques au niveau RH notamment, par exemple pour les entretiens d'évaluation annuel, sachant qu'idéalement la quantité ne doit pas primer sur la qualité, dixit Christelle Fritz) ;
  • L'intégration des conversations externes dans l'entreprise, la mise à disposition d'un kit de développement d'applications sociales (dans l'esprit des briques "open source") ;

    Et quelques photos : La matrice des potentiels sociaux 2011, par USEO (crédit photo : Damien Douani) :

    matriceUseo.jpg

    La bulle de la valeur 2.0 (crédit photo : Damien Douani) :

    bulleE2.jpg

En complément de ce compte-rendu, je vous invite à lire l'interview d'Arnaud Rayrole sur les RSE et les systèmes traditionnels de KM.

Qu'est-ce qu'un CMS et lequel choisir ?

Qu'est-ce qu'un CMS et lequel choisir ? Ce sont deux questions auxquelles répondent plusieurs experts (éditeur, utilisateur...) sur le plateau de TechTocTV, parmi lesquels Ludovic Dubost (XWiki SAS), Arnaud Rayrole (USEO) et Frédéric-Michel Chevalier (responsable Web Marketing du MEDEF). Sont évoqués la convergence au niveau des outils, la non-convergence des usages, les contraintes à considérer, la méthodologie de mise en place d'un CMS, les critères de choix d'un CMS (prix, fonctionnalités...), le rôle de la DSI, le prix des CMS (le budget est extrêmement variable)...


Aller voir le site

Logiciel libre, standards ouverts et interopérabilité (par Apitux) : une vision incomplète de l'Open Source

APITUX a mis à jour sa présentation sur le thème Logiciel libre, standards ouverts et interopérabilité. "Un document vraiment intéressant, clair et synthétique", précise Ludovic Dubost (président/fondateur d'XWiki SAS), mais sur lequel il fait plusieurs remarques :

  • Ce document donne une vision incomplète de l'open source. Les logiciels cités sont surtout des logiciels grand public (Firefox, OpenOffice). La slide 56 sur les applications métiers est dans cette continuité ; elle ne parle pas de beaucoup d'applications professionnelles avec des entreprises qui portent ces logiciels (par exemple Nuxeo, XWiki SAS, eXoPlatform ou encore Alfresco). En outre, mentionner par exemple MediaWiki pour le travail collaboratif est un peut étonnnant quand on connaît les limitations non pas des wikis, mais de MediaWiki pour les usages professionnels.
  • La problématique de la double licence n'est pas traitée (cf la slide sur la licence GPL), comme les modèles mixtes (Open Core, Double Licence) de manière générale. Chez XWiki SAS, nous utilisons la licence LGPL SANS double licence et ne faisons pas d'Open-Core. Nous pensons que c'est très important car cela montre notre engagement à long terme dans l'Open Source.
  • L'axe choisi est plus celui du service public, plutôt en contact avec les SSII/SSLL. Elles lui proposent soit des developpements spécifiques Open Source, soit les logiciels libres qu'ils maîtrisent, mais peu de logiciels venant des startups du logiciel libre qui portent des logiciels professionnels. Chez XWiki SAS, nous pensons que les SSII masquent trop souvent le besoin du client d'avoir accès à un VRAI contrat de support avec les spécialistes du logiciel libre utilisé, et ce malgré que ces services soit disponibles. C'est dommage car cela ralentit la progression du logiciel libre professionnel.

De l'importance de l'Open Cloud

{style:type=div|align=left}Emilie (Ogez), notre responsable Marketing, a attiré mon attention sur cet article de cloudmagazine.fr qui parle d'Open Cloud. {style} {style:type=div|align=left}L'article est intéressant, mais la phrase "l'open source ne veut pas louper le train du cloud computing" m'a donné envie de réagir. En effet il n'y a pas LE open source en tant que tel. Il y a les acteurs de l'open source et ils sont très nombreux.
Pour moi, le fait que le cloud intéresse les acteurs de l'open source par nécéssité ou opportunité est en effet un fait ; cependant l'élément important est qu'il est CRITIQUE que le cloud soit Open Source, surtout quand on parle de PaaS.
Les plateformes DOIVENT être Open Source, hormis si votre application est mineure. Choisir une plateforme pour une application est un choix extrêmement structurant, et dans le cloud c'est encore pire, puisqu'en général vous choisissez non seulement votre plateforme de développement mais AUSSI votre plateforme de déploiement. Les risques associés sont donc énormes.
Avant le cloud : vous choisissez votre plateforme de développement et votre plateforme de déploiement séparément. Si votre "hébergeur" fait défaut, vous pouvez facilement en trouver un autre, voir même vous charger de l'hébergement. Le succès de Linux dans ce domaine est indéniablement dû aux conditions commerciales avantageuses ainsi qu'a la flexibilité technique de mise en oeuvre par les hébergeurs. Par contre, le choix de la plateforme de développement restait structurante. Déjà on a vu que les plateformes Open Source se sont developpées à toute vitesse pour plein de raisons liées aux besoins de flexibilité technique, aux conditions commerciales, etc. Changer de plateforme de développement est extrêmement difficile.
Avec le cloud : c'est encore plus problématique. Non seulement vous avez les contraintes de la plateforme de développement mais aussi celles de la plateforme de déploiement. Alors bien sûr aujourd'hui tout cela est masqué car les conditions commerciales sont avantageuses (gratuité dans certains cas). Mais il ne faut pas être dupe, cette gratuité est factice car nous sommes dans une période d'acquisition de parts de marché.
Les personnes qui ont un minimum d'expérience du marché de l'informatique savent comment cela fonctionne. Il y a un grand nombre d'exemples. Startups qui meurent, qui se font racheter, dont les conditions commerciales changent ou même dont le produit est arrêté. Produit gratuit qui n'est plus développé (5 ans sans amélioration chez Microsoft après IE6 une fois la guerre des browsers gagné).
Soyons dupes et crédules : croyons aux chimères et au jolis messages de providers de Cloud ou de SaaS propriétaires et attendons gentillement la claque dans la figure pour réagir.
Ou alors ne le soyons pas ! Privilégions et encourageons les Cloud VRAIMENT open. Un Open Cloud, c'est une solution qu'on peut à 100% déployer chez soi en Open Source. C'est une solution ou il y a plusieurs providers qui offrent des alternatives et c'est surtout une solution où la concurrence sur la même technologie sera légale.
Chez XWiki SAS, nous sommes engagés à 100% dans cette vision (et pas uniquement quand cela nous arrange comme les Google ou VMWare, qui ont clairement un double langage selon qu'ils sont leader ou challenger), et ce par la licence LGPL qui est engageante. Nous avons une solution SaaS (XWiki Cloud) dont vous pouvez décider de sortir et déployer en local ou chez votre propre hébergeur.
Nous participons aussi au projet Compatible avec d'autres éditeurs français ainsi que des hébergeurs et laboratoires de recherche. L'objectif du projet est de consolider et développer une plateforme OpenCloud complète.
C'est vrai, l'OpenCloud est fragmenté mais il est important de rappeler qu'il est vital pour le marché du cloud computing.{style}